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  • Photo du rédacteurNathalie Héritier

Le deuil blanc


La maladie d’Alzheimer, de Parkinson, la démence, certains cancers altérant  les capacités cognitives, mémorielles et émotionnelles transforment inéluctablement la personnalité.

Notre proche est en vie, mais petit à petit, nous sentons que nous le/la perdons. Des changements majeurs vont modifier la relation de base, c’est souvent terriblement difficile et douloureux à vivre.


Alors commence le cheminement du deuil blanc. Il faut apprendre à envisager une toute nouvelle vie aux côtés de notre  proche.


Incapables de contrôler leurs comportements, quels que soient leurs efforts, il est presque impossible d’éviter les problèmes qui vont surgir. Par contre, leur bien-être dépend beaucoup de l’entourage.

Un peu comme les petits enfants, ils deviennent réfractaires et agités si nous-mêmes sommes nerveux, impatients, pressés ou irritables.


Malgré les craintes que nous pouvons ressentir, malgré les colères ou le rejet,  efforçons-nous de rester calme, d’être simplement présents sans forcément s’affairer par habitude, sans intentions particulières.

Abordons la personne avec acceptation, en l’écoutant avec le cœur, sans juger leur confusion ou leur comportement.

Parfois, il se passe d’un point de vue subtil et à un tout autre niveau de compréhension, beaucoup plus d'échanges dans un silence attentif, dans une simple présence bienveillante.


Le deuil blanc est un processus trop souvent mésestimé. N’hésitez pas à parler de ce que vous ressentez, à trouver des groupes de paroles, et surtout, prenez soin de vous, de votre chagrin et de vos états d’âme…

Je souhaite beaucoup de force, de patience et de courage à toutes celles et ceux qui vivent ce deuil blanc d’une personne aimée.

Nathalie Héritier


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